24 octobre 2012

CHRONIQUE: Motörhead - The Wörld Is Ours, Vol.2 (DVD + CD)




Lemmy et sa bande sont de retour ! 1 an après le premier volume d’une série Live, intitulée The World Is Ours, et dont la première salve se concentrait principalement sur une pelletée de concerts tournés aux Etats-Unis, ce nouvel opus s’intéresse plutôt au territoire Européen. Plus précisément, nous sommes face au show filmé du Wacken 2011 suivi de la performance du groupe au Royaume-Uni dans le cadre du Sonisphère Festival 2011. Histoire de ne pas rester sur leurs acquis en termes géographiques, le show du Rock In Rio 2011 au Brésil est également présent. Un contenu plus qu’alléchant donc, disponible qui plus est en DVD ainsi qu’en CD ou encore LP. Hélas, le pétard n’est pas tout mouillé, mais presque.

Soyons honnêtes d’entrée de jeu, l’entreprise du groupe est très louable, surement pleine de bons sentiments. Cependant, nous nous retrouvons face à un presque copié-collé de la set-list présente sur le volume 1 de cette série live lancée il y a un an. Exit « I Got Mine », "Born To Raise Hell", "Be My Baby" et « We Are Motörhead » , ces derniers laissent leur place aux classiques « Iron Fist » et  « Bomber ». La suite de la set-list est identique à l’opus sorti l’an dernier, ce qui est quand même plutôt rageant quand on sait que le groupe avait su incorporer plusieurs nouveautés dans leur set suite à cette tournée des festivals de l’été 2011 (qui a dit « Damage Case », « Born To Lose », « Orgasmatron », « Whorehouse Blues » et « The One To Sing The Blues » ?). D’anciens morceaux pour la plupart, mais qui auraient su marquer une différence rendant l’achat bien plus attractif pour n’importe quel fan ! Bon allez, on est gentils, on parie que ces derniers figureront sur le Volume 3, mais bon sang, était-ce si compliqué d’attendre un peu plus avant de sortir ce nouveau condensé Live ?

Ce Volume 2 n’est pas à jeter pour autant, la qualité d’image des différents shows proposés est plutôt satisfaisante, le plaisir reste intact quand on se sort cette histoire de « set-list » de la tête. Après tout, nous sommes face à Motörhead, born to kick your ass, mamamama etc… La recette reste la même, un Lemmy aussi statique que classe malgré le poids des années se faisant sentir de plus en plus, un Phil Campbell au sommet de son art, les doigts aiguisés, mâchant son chewing-gum avec son air moitié classe, moitié condescendant, genre il en a rien foutre mais un peu quand même. Et le bien nommé Mikkey « Helicopter » Dee qui prouve encore une fois que même s’il n’est pas le « best drummer in the world », il doit être celui qui s’en rapproche le plus.  Le son est relativement bon sur tous les shows proposés, quoique, peut-être un poil trop « aseptisé », qui ne cogne pas le cul comme il devrait mais qui le cogne quand même (ndlr : un problème déjà présent sur le Volume 1 d’ailleurs, c’est à l’appréciation de chacun).

Passé le visionnage de ce DVD, qui reste en soit un très bon moment, un seul constat saute aux yeux, la magie de Motörhead reste intacte, simple, efficace, dans tes dents. Un petit pincement au cœur se fait sentir lorsque Lemmy rend hommage à Würzel, ancien guitariste du combo, décédé la veille du concert au Royaume-Uni et donne en constat à tous, la recette de la magie du groupe mené par Lemmy Kilmister. Que je vous laisserais le soin d’interpréter vous-mêmes. En somme, une sortie sincère, honnête mais qui laisse sur sa faim tant le tout aurait pu être encore plus impressionnant. Le respect est éternel, il semblerait que Motörhead aussi. 

CHRONIQUE: Steve Vai - The Story Of Light




C’est en 2007 qu’est sorti « Reflections » le dernier album en date  de Steve Vai , l’homme ne nous avait pas gâtés depuis donc 5 ans. Ce qui est, quand on y pense, bien trop long. Vai remet donc le couvert cette année avec «  The Story Of Light » son nouveau bébé bourré de qualité qui nous rappelle une chose : Steve Vai n’en fait jamais trop, mais toujours assez. Pourquoi faire me direz-vous ? Mais pour déstabiliser tous les néophytes de la guitare pardi !

Pour ceux qui se demandent si ce nouvel opus va vous transporter loin ? Je ne peux que répondre par l’affirmative. « Story Of Light » est l’exemple parfait de ce que doit être capable de sortir un musicien accompli, sachant toucher tous les styles, les fusionner pour former une mélodie unique tenant presque du rêve. C’est avant tout ça un album de Steve, c’est pouvoir toucher un semblant de rêve pendant de longues minutes.

C’est dans cette idée que s’ouvre l’album, avec son morceau éponyme qui semble vous projeter dans le ciel, vous berçant de sonorités presque atmosphériques, Steve nous prend par la main et nous emmène dans son imaginaire. Dès les premières notes, l’auditeur sera très certainement rassuré puisque Steve montre ce qu’est un solo en nous proposant une mélodie n’en faisant pas trop et qui plus est, est embellie par un accompagnement au piano du plus bel effet. Le jeu du guitar-hero est reconnaissable, mis en valeur, et c’est très vite que l’écoute de ce premier morceau prend fin. Dans une débauche de feeling vraiment impressionnante. Comme toujours, Steve ne cherche pas à se faire mousser en jouant des plans imbuvables de rapidité et d’orgueil, mais cherche bien à servir une oreille avide de bonnes choses.

La septième et fidèle corde de la guitare fait le job de la plus belle manière sur l’intro typée Metal du second titre intitulé « Velorum » qui comme je le disais précédemment inflige à l’auditeur un mélange des styles du plus bel effet, tapant un peu partout et alliée au synthé offre vraiment une bouffé d’air frais. Si je le pouvais, je vous décrirais l’intégralité de ce nouvel opus, mais ce serait gâcher la surprise pour ceux n’ayant pas encore eu la chance de poser une oreille dessus. Le fait est que, tout semble parfait, Steve se permettant de se taper des plans Blues sur « John The Revelator », du Rock sur « The Moon and I » etc… Tout y passe, de l’accent Pop à des côtés plus « cheap » sur certains morceaux ( je pense à  « Creamsicle Sunset » et « Racing The World »), tout est sublimé par le touché de Vai qui sans lasser son auditeur va lui offrir un aller simple pour faire le tour d’un paysage musical semblant sans fin. 

On se demande durant tout l’album combien de vibratos ont souffert pour accoucher d’une telle leçon. Leçon qui ne serait rien sans l’utilisation ô combien maline de claviers, de chœurs, et autres plans inattendus afin de donner un visage très festif (rappelant une chorale, du gospel etc…) à cet album au final extrêmement profond, au même titre que son prédécesseur.

Steve Vai n’en fait pas trop comme je le disais et c’est là que réside sa magie. Ce nouvel album ne doit pas vous échapper, que vous soyez fan du travail de l’homme ou non, ce dernier saura ne pas vous laisser indifférent. « The Story Of Light » doit être l’un des seuls albums capable de toucher une grande majorité de personnes avides de styles différents, tant le nombre de tableaux sur lesquels il joue est impressionnant… 

Un album, pour les gouverner tous… 

CHRONIQUE: Paul Gilbert - Vibrato



Après un « Fuzz Universe » décevant, Paul Gilbert se devait de rétablir la vérité sur sa personne, c’est-à-dire, un guitariste de talent, sachant allier la voix au manche. C’est désormais chose faite avec son nouvel album, « Vibrato », qui en plus de remettre les pendules à l’heure, permet au musicien de surprendre tout le monde en proposant des choses sur un terrain où il n’était pas forcément attendu.

Marchant dans le Rock, le Blues ou encore le Jazz, Paul donne sa vision de ces styles à travers 7 compositions originales absolument dantesques où tous se côtoient pour ne former qu’un tout cohérent et n’ayons pas peur des mots, sublime. « Enemies In Jail » pulvérise l’auditeur grâce à une mélodie puissante et à la fois maîtrisée, pleine de feeling, servie par la voix du guitariste. Tandis qu’un morceau comme 
« Atmosphere On The Moon » se dirige vers un style où le titre lui-même prend forme dans la musique jouée par Gilbert, la guitare flotte dans les airs et le virtuose réussit un tour de passe-passe assez fort, puisque il permet à l’auditeur grâce à sa façon de jouer de devenir partie intégrante de la musique qu'il fait partager et des paroles qu’il chante. Ainsi, l’appréciation de l’album résultera forcément de l’implication que vous aurez quand vous poserez l’oreille dessus.

« Bivalve Blues » vaut le détour elle aussi, alliant magnifiquement de grands moments blues et jazz, la musique est puissante, les solos plus inspirés que jamais, la voix de Paul s’adapte d’une très belle manière à la musique, l’utilisation de l’orgue est exemplaire.  Surement le titre qui parlera le plus aux néophytes sur cet album, tant il revisite de façon intelligente des styles déjà connus et qu’on croyait (injustement) vus et revus.
L’homme se permet également de faire des reprises de pas mal d’artistes sur ce nouvel opus, prenons en exemple le « Go Down » d’AC/DC , enregistré Live et clôturant l’album. Même si la version proposée par le guitariste conserve la patte originale tout en lui offrant sa vision personnelle (un poil plus lente principalemnt et servie par un feeling tout autre que celui des frères Young), placée telle qu’elle l’est, le rythme de l’album vient à être un peu cassé, tant l’univers diffère de ce que propose Gilbert sur celui-ci.

Une autre reprise intéressante reste celle du titre de Dave Brubek, « Blue Rondo A La Turk », qui va en dégommer plus d’un tant l’interprétation est surprenante et doit être le moment le plus original de l’album. Un grand instant de musique comme on en entend trop peu souvent ces derniers temps.

Je ne vais pas tourner autour du pot plus longtemps, la suite il vous appartient de la découvrir et ce pour plusieurs raisons. La première étant que Paul Gilbert réussit l’exploit ici de marquer le paysage musical d’une magnifique façon, alliant technique et feeling comme peu d’autres savent le faire. La seconde raison est tout simplement afin de vous aider à oublier définitivement « Fuzz Universe », à mille lieux de ce « Vibrato » qui risque bien de devenir l’album de chevet de beaucoup d’entre-vous. 

CHRONIQUE: T.A.N.K (Thinks Of A New Kind) - Spasms Of Upheaval



Il est très rare que j’apprécie les sonorités du Death Melodique, surtout actuellement où tout semble presque (trop ?) surfait… Mais dans cet océan de confusion et recherche de soi, le Death Mélodique vient peut-être de trouver son sauveur, le tout est de savoir si T.A.N.K (ndlr : Think Of A New Kind ) est fait pour durer. A l’écoute de leur nouvel album « Spasms of Upheaval », cela semble bien être le cas. 

Le groupe formé par Olivier (basse), Eddy (Guitare), Symheris (Guitare), Clément (Batterie) et Raf (chant) et issu de Paris, nous sert avec ce nouvel album un Death Mélodique saupoudré d’une pincée de Thrash et de Metalcore vraiment très agréable et manquant de peu à réussir l’exploit de presque rendre ses lettres de noblesses au genre.

Alors que le style semble se perdre dans un délire de la complexité proche d’une autosuffisance insolente et insultante où même le cœur ne semble plus y être, T.A.N.K vient remettre les pendules à l’heure et offre au style ce qui lui manquait depuis pas mal de temps… DES BURNES !

L’instrumental « Life Epitaph » ouvrant l’album pose les bases, ou semble le faire, car dès que « The Ravens Cry », la vraie entrée de l’album débute, c’est une autre paire de manche. Cette agressivité  dans la voix du chanteur vient mettre en valeur les structures musicales de folie du groupe, une agressivité qui manquait depuis bien longtemps dans ce style. C’est rafraîchissant, ça rappelle à la fois Messhuggah et d’autres adeptes de structures démembrées. « Unleash The Craving », troisième titre de l’album vient confirmer les ressentis de la première chanson à coup de rythmiques à la fois traditionnelles et presque saccadées à la fois, le titre qui résume à lui seul l’intégralité de ce nouvel opus. 

Nous retrouverons en effet les rythmiques saccadées sur un titre comme « Conflict » tandis que les rythmiques traditionnelles seront plus à creuser du côté «  A Life Astray » et son univers assez perché mais très intéressant. Mention spéciale également au titre éponyme de l’album, dont la puissance devrait déboîter des mâchoires en Live et au titre purement et merveilleusement Metalcore « Inhaled » joué avec Jon Howard (ndlr : Threat Signal).

T.A.N.K ne révolutionne pas le genre et ne semble pas désireux de le faire, mais quel bonheur d’entendre ça aujourd’hui, pouvoir déguster ce Death mêlé avec du prog, du thrash, du metalcore et j’en passe. Car même si le tout reste assez linéaire, le groupe peut se vanter d’avoir réussi à donner à sa musique cet aspect violent, agressif et belliqueux qui se fait trop rare aujourd’hui. Il faut également rendre à Raf ce qui lui appartient, quelle performance vocale, le chanteur alliant avec perfection cris de goret et chant clair ! Les parties guitares saccadées alliées aux riffs traditionnels, le jeu de batterie déconstruit, violent et à la fois réfléchi, tout semble fait de la part du groupe afin de marquer son auditeur. 

On regrettera cependant comme dit précédemment quelques moments trop linéaires donnant l’impression d’entendre la même chose, mais rien de grave à l’horizon, tant la sincérité est présente dans la musique jouée par le groupe. Trop rares sont les albums comme celui des français de T.A.N.K, à vous procurer d’urgence pour douze morceaux de pur défoulement.  

CHRONIQUE: John 5 - God Told Me To



John 5 nous est revenu en Avril 2012 avec « God Told Me To », son nouvel album solo démontrant tout le talent du monsieur. Passant par tous les styles possibles, John nous éblouit de son talent et de l’énorme palette dans laquelle il peut piocher afin de nous faire passer un bon moment.

L’album s’ouvre avec le bien nommé « Welcome To Violence » très Thrash dans le style, un titre rapide bourré de feeling, de plans de guitare démoniaques qui en mettront plus d’un sur le postérieur. C’est simple, ce n’est que le début de l’album et l’ancien comparse de Rob Zombie serre surement l’un des solo les plus étonnants de TOUTE sa carrière. L’enchaînement se fait avec la reprise de « Beat It » de Michael Jackson, à laquelle John offre une puissance qu’on ne connaissait pas. Un moment sympathique mais dont on aurait pu se passer.  « Asland Bump », premier titre acoustique de ce nouvel opus débute. La beauté et le feeling de ce morceau ont très vite raison de nous, tant il plonge l’auditeur dans un état constant d’étonnement où chaque note vous feront tirer le fameux sourire signifiant : « ah, le salaud ! »

L’écoute se poursuit avec le méchant « Killa Fornia », très Metal industriel dans le style, la puissance dégagée par le morceau ainsi que les différentes attaques de John sur sa guitare surprennent et offrent  un grand moment de tartes dans la gueule. « The Castle » nouveau titre acoustique se veut plus posé, plus atmosphérique et folk que « Asland Bump » qui lorgnait lui du coté de la New-Orleans. Le tout est suivi par « The Hill Of Seven Jackals » et son riff qui se targue d’être surement celui qui vous fera le plus headbanger sur l’intégralité de l’album, la batterie tape fort et le riff principal est une décharge de bonne humeur servie par des passages solo vraiment splendides. « Noche Acosador » vient mettre LA baffe de l’album comme si de rien n’était, ambiance gypsy, guitare gypsy, pour 3 minutes 20 de leçon gratuite. John offre avec ce titre une performance absolument admirable, alliant l’émotion causée par la beauté du titre et son exécution valant le détour.

A l’image de « Welcome To Violence », le morceau « Lust Killer » offre un riff lent et puissant instaurant une ambiance particulière, le tout saupoudré d’une démonstration de talent de la part de John qui arrive à instaurer une sale ambiance, mettant presque l’auditeur mal à l’aise. 

Les deux titres clôturant l’album à savoir « The Lie You Live » et « Creepy Crawler » sont tout simplement des masterpieces acoustiques, qui ne sont pas seulement riches en émotion ou bourrées de feeling mais bel et bien des allers simples vers un autre monde. Une grande mélancolie se dégage de ces deux morceaux mais cette dernière reste inexorablement mêlée à une certaine beauté et légèreté qui font frissonner l’âme de toute personne qui aura la chance d’être réceptif à ces deux pépites signées John 5.

John 5 signe ici un album très personnel, dont la musique semble refléter l’état d’esprit qui le traverse au moment ou il compose. « God Told Me To » qui est probablement son opus le plus complexe et profond. 

CHRONIQUE: Afterglow - Black Country Communion




Après deux premiers opus studios et un Live, Black Country Communion revient pour un troisième album intitulé « Afterglow » venant succéder au déjà culte et sobrement nommé « 2 » qui avait su marquer ses différents auditeurs de part son éclectisme et ses compositions de très haut-niveau servies par une exécution du tonnerre.

Afterglow à l’instar de ses grands frères possède une production excellente signée Kevin Shirley. Grosses parties guitare, batterie qui fait bondir le cœur, la recette Black Country est bel et bien présente. Tout y passe, les influences sont tellement nombreuses qu’il serait difficile de toutes les répertorier ici. Big Train, chanson qui ouvre l’album fait indéniablement penser à du Deep Purple, elle pose les bases de ce qu’est le groupe, l’exécution y est efficace, sans faille, inspirée et servie par un Hugues au chant toujours aussi plaisant. Energique sans l’être (cette retenue tout en puissance qui caractérise le groupe me bluffera toujours), ce premier morceau n’augure que du bon pour la suite de ce nouvel opus.

On notera également le morceau Midnight Sun  comme un pilier puisque ce dernier semble être directement inspiré par les Who et fait penser au premier coup d’oreille à un Won’t Get Fooled Again sauce Black Country ou beaucoup de structures viennent rappeler ce morceau mythique.  Confessor  se présente comme un des morceaux les plus énergiques de l’album, avec son riff entêtant, hard à souhait et une retenue un peu moins présente que sur les autres morceaux. Joe Bonnamassa surprendra toujours tant il semble être complet au contact de son instrument, un véritable touche à tout, qui, allié à la basse toujours précise au millimètre d’un Glenn Hugues inspiré, brille de mille feux. (Une véritable leçon se pose avec le solo de « The Circle » ou Joe laissera tous les auditeurs sur le carreau)

L’apport au clavier de Derek Sherinian confère toujours cette ambiance à la fois mystique et sauvage au groupe, mention spéciale au morceau Cry Freedom  au riff très Led Zeppelin ou Derek vient littéralement, à mon sens, donner la touche finale à un morceau qui n’aurait pas eu la même aura sans son travail. Pour rester dans l’influence Led Zeppelin, il semble juste de citer également le morceau Crawl où Sherinian là aussi vient sublimer un morceau donnant tout son sens à la présence de l’homme dans le groupe en mettant en valeur ses petits camarades grâce à des parties inspirées et offrant à Black Country Communion cette touche qui pourrait manquer cruellement.

Common Man est également une des perles qui saura vous fasciner puisque celle-ci s’apparenterait presque à un jam sauvage du groupe qui saura vous emmener très loin. Le titre éponyme Afterglow mêle un peu toutes les influences citées au-dessus et rajoute une touche presque mélancolique mêlant un riff énergique ou bien plus posé servi par la batterie de monsieur Bonham, impérial de bout en bout de l'album, attaquant son instrument avec une précision et un feeling qui calmera tout le monde.

Ne nous mentons pas, cet « Afterglow » ne surpasse pas son prédécesseur, mais il se permet peut-être une descente un peu plus profonde dans l’univers du groupe qui saura attacher l’auditeur lors de l’écoute. Un album un poil différent donc, plus profond, pas moins inspiré  juste différent. La claque reste totale devant la performance délivrée par les monstres Hugues, Bonnamassa, Sherinian et Bonham qui prouvent bien que l’alchimie entre eux ne peut provoquer que de grandes et belles choses.  Hors du temps mais dans le coup, cet « Afterglow » est tout ce que l’on a envie d’entendre, encore une perle signée Black Country Communion. Bravo messieurs ! 

5 octobre 2012

NEWS: IRON MAIDEN, 5 juin 2013, Paris Bercy


Comme il est indiqué sur la jolie image ci-dessus, les billets seront mis en vente le lundi 15 octobre à 10 heures pétantes sur le site avosbillets.com. Un conseil: soyez rapides ! ;)

On se retrouve là-bas ?

CHRONIQUE: EUROPE - Bag of Bones


     "It's the final countdown !! Na na naaaa naaaa..." Bon, soyons sérieux. Présentation rapide de l'affaire: le groupe a été fondé en 1978 à Stockholm, trois des membres originaux sont encore présents et, je pense que vous le savez, comme tout bon groupe de Hard Rock/FM, les années de gloire remontent aux 80's. Plus précisément en 1986 avec le troisième album portant le nom du tube (dont j'ai accessoirement pris la peine de vous "chantonner" pour débuter cette chronique) ayant fait percer les Suédois dans les charts mondiaux: The Final Countdown. Quoiqu'il en soit, faisons table rase du passé et accueillons comme il se doit Bag of Bones.

     Le sac d'os débute avec Riches to Rags, un opener un peu mou et pas forcément au niveau de nos espérances. Mais on sent bien que le groupe a pris en âge, la maturité y est aussi pour quelque chose. Le constat était le même pour Last Look at Eden, l'album précédent. Ah ça oui, l'Europe des 80's et l'Europe actuel (le ?! Non parce que ça correspond aussi...) sont vraiment différents. Petit retour sur les trucs mous: les couplets et les refrains, qui manquent cruellement d'un bon killer riff derrière. Mince quoi, juste un peu de vitesse au pire... Non là ça ne passe pas. Pour certains peut-être. Not Supposed to Sing the Blues, sans être plus rapide, est tout de même plus solide. Malheureusement, ça ne suffit pas encore pour vous faire décoller du siège. Hélas. M'enfin tout n'est pas à jeter à part les pré-refrains qui pètent pas les barreaux de chaise mais alors pas du tout ! Notons aussi le solo qui tape dans le 100 % classique mais bon, un solo est un solo... Très honnêtement, cet album n'a pas l'entame en sa faveur et ça se répète avec Firebox qui n'est pas un des titres les plus violents que le groupe ait pu sortir de sessions d'enregistrements. Ce morceau est un peu pompeux sur les bords (coucou les couplets) mais les refrains sauvent le groupe de la noyade ou carrément d'une mixture de grand n'importe quoi. Quatrième dans la tracklist, Bag of Bones fout les jetons. Les jetons parce que ça commence à l'acoustique et qu'on s'imagine assez vite devoir se taper un quatrième truc mollasson. En fait non, ça commence à partir avec les refrains... ENFIN ! Mais ça c'est juste les refrains: pour les couplets, même combat, c'est un tempo lent qui nous attend. La contradiction est appréciable et nous amène à la conclusion suivante: Bag of Bones marque, très certainement, le vrai coup d'envoi de la galette.

     Requiem est un instrumental de 29-30 secondes vraiment pas dégueulasse à l'oreille mais dans le cas présent, un peu inutile. L'album se poursuit avec Mo Woman My Friend qui à l'air d'être une piste plus lourde que tout ce qu'on a eu pendant les minutes passées. Pas grand chose de particulier à souligner mis à part le fait que ce LP est trop lent. Pour pas changer, Europe nous envoie avec Demon Head 3 minutes 58 de tempo lent (...). Pour les couplets seulement dont Joey Tempest montre encore une fois qu'il est un très bon chanteur car oui, Joey Tempest est extra depuis le début. Les refrains, plus rapides mais assez prévisibles dans leurs grandes lignes, tombent dans une certaine facilité mais on ne va pas non plus cracher dans la soupe: Bag of Bones se réveille un peu grâce à ça. La huitième chanson de la tracklist est Drink and a Smile, où tout est (principalement) basé sur la guitare acoustique et la voix de Tempest, tout ceci pour nous donner un morceau très agréable à l'écoute. Si je devais la noter sur 10, un bon gros 8,5 voire 9 serait parfaitement adapté. Pas le temps de vraiment apprécier DaaS, Doghouse déboule et nous scotche dès ses premiers instants et son intro: ah ouais là ça y est, on va avoir du riff mes cocos. Jouant presque dans la cour de Lynyrd Skynyrd, Doghouse a tout pour lui: un chanteur au trop, des couplets bien prenants, des refrains franchement pas au rabais et un solo plutôt bon. John Levén, le guitariste, est énorme tout au long de la chanson ! Que demande le peuple ? Rien car il n'a rien à demander. Pour continuer sur cette note plus que positive, Europe clôt le LP avec Mercy You Mercy Me, la piste la plus violente. Que ça fait du bien d'entendre Europe envoyer un peu les watts... Le seul reproche que l'on puisse faire à Mercy You Mercy Me est la consistance des refrains qui ne collent pas vraiment avec le reste. L'album finit à l'inverse de comme il avait commencé. Pour notre plus grand bonheur ! (ouais enfin ça rassure surtout...)

Les gros puristes voulant du bon Rock qui arrache sec seront très certainement déçu. Bag of Bones est un album lent et manquant de puissance dans son ensemble (vous l'avez sans doute lu dans la chronique) et dont les vrais brûlots Doghouse et Mercy You Mercy Me se retrouvent un peu seuls. Il n'y a pas de véritable déception sur cet album, c'est juste que ça se cale toujours entre le très moyen ou moyen voire assez bon mais ça ne suffit quand même pas à faire un bon ou super album. Bag of Bones doit être (attention avis personnel) le genre de LP qui s'écoute en faisant autre chose pour ensuite être rangé et attendre sur l'étagère pendant... longtemps. Je le répète encore une fois: ceux qui veulent des trucs qui tabassent, passez votre chemin, ceux qui veulent un Rock plus posé, souple y trouveront leur bonheur.