9 juin 2012

CHRONIQUE: SLASH feat. Myles Kennedy and The Conspirators - Apocalyptic Love



Après un premier album solo sobrement intitulé SLASH, composé de collaborations entre lui et d'autres artistes, Slash est de retour avec Apocalyptic Love. Ce nouvel essai studio est entièrement composé avec Myles Kennedy au chant, qui officiait déjà sur les morceaux Back From Cali et Starlight sur le précédent album. Mais aussi avec The Conspirators ( ndlr: Todd Kerns, Brent Fitz ) présents sur les tournées du monsieur. Un album moins diversifié, qui va droit au but. Mais qu'en est-il véritablement ? Sommes nous face à un grand album ?


Apocalyptic Love s'ouvre avec un morceau du même nom, un riff très sympathique aux premiers abords, la tête tape, le pied remue ( à moins que ce ne soit l'inverse ). Tout semble aller bien, le chant de Myles est simple, efficace. Refrain entraînant, solo très Slash dans le style, rien de surprenant mais ça reste intéressant et très plaisant ( ce qui est bien le principal ) ! One Last Thrill est le second morceau de la galette, très entraînant, il fera headbanguer n'importe quelle tête bien constituée, le chant de Myles y est différent, plus agressif, moins articulé et donne au morceau le pourcentage d'énergie supplémentaire qui aurait pu manquer avec le chant habituel du monsieur. Le tout est suivi par un Standing In The Sun très plaisant, mais malheureusement peut-être trop commun, rien de bien surprenant en dehors des parties jouées par Slash. Un morceau qui malheureusement vient gâcher une fête lancée par ses deux prédécesseurs, bien plus convainquants et pourtant, pas déplaisant ! ( et c'est là que se trouve le gros défaut de cet album, mais nous allons y revenir... ) Le single You're A Lie révélé depuis pas mal de temps déboule et fait son job de single. Le refrain rentre dans la tête automatiquement, les parties guitares sont excellentes et fileraient presque des frissons. Nous ne nous éterniserons pas sur le chant, du Myles Kennedy pur jus, comme on aime l'entendre.

Passons maintenant aux choses sérieuses, No More Heroes arrive avec ses couplets très Alter Bridge ( ndlr: groupe de Myles Kennedy ) dans le style. Un morceau malheureusement dans la lignée de Standing In The Sun, sympathique mais sans aucune prise de risque et avec quelques relents de " fade "... Une guitare rythmique sans saveur, un chant sans surprise, des choeurs qui tentent de donner une âme à un morceau sauvé par le talent de Slash et par un solo comme très souvent irréprochable. Attention, le gros défaut dont je vous parlais plus tôt va re-frapper maintenant ! Le morceau suivant, Halo, est l'une des plus belles surprises de l'album, très énergique et inspiré ( ce solo de Slash est un de mes préférés de l'album ), avec un chant provenant tout droit des tripes de Myles. C'est simple, passée l'étape du morceau type à headbanguer, on distingue chez lui une structure musicale réfléchie, poussée et très plaisante à écouter. Un des meilleurs titres de l'album et une excellente surprise.

Alors non, le gros défaut de l'album n'est pas le morceau en lui-même comme vous pouviez le penser mais bel et bien cette impossibilité qu'a Apocalyptic Love d'être constant. Je m'explique: après un ou deux morceaux de bonne ( voir très bonne ) facture, le groupe nous sert un morceau sympathique, qui casse pas trois pattes à un pauvre canard unijambiste. Des titres tout justes sympas, c'est tout et c'est dommage. Des titres sauvés par un Slash qui heureusement sait ce qu'il fait et arrive à transformer en or un début de rouille... Vous ne me croyez pas ? Vous allez voir que la tendance se confirme facilement sur la suite de l'album.

Halo, bourré de qualité arrivant à son terme, We Will Roam débarque et nous lance 4 minutes 49 d'ennui pur dans la tronche. 4 minutes masquées derrière un solo de Slash très plaisant et quelques parties rythmiques sympathiques, sauvant le morceau d'un naufrage causé par des musiciens peu inspirés et par un Myles étonnement ennuyant. Attention, ma théorie va se confirmer maintenant, puisque le prochain morceau intitulé Anastasia et son intro' acoustique absolument magnifique viennent sauver la situation. Sonnant un peu 80's, des parties guitares de folie ( quel solo encore ), un Myles au sommet pour 6 minutes 07 de pur bonheur, bonheur crée par cette ambiance générée par cette magnifique composition. Vous voyez, on jongle entre le très bon et le sympa voir pas bon. Dans la logique des choses, Not For Me, malgré un début prometteur s'embourbe dans une longueur qui gâche l'ensemble du morceau après une intro somptueuse et promettant beaucoup. Un morceau qui aurait mérité à être raccourci et un peu plus réfléchi. Bad Rain vient remonter le niveau avec un tout bien plus réfléchi ( et pourtant plus simple, oui c'est paradoxal ), un morceau efficace où le groupe donne envie de péter un câble à l'auditeur.

Hard & Fast et son titre évocateur se suffisent à eux-mêmes pour en parler, simple et efficace, du bon vieux Rock N' Roll. Coupure brutale après deux morceaux bien énergiques, Far & Away. Parties guitares très belles, un Myles qui ne fait que confirmer qu'il est plus qu'à l'aise avec une balade à chanter, Slash montre encore une fois qu'il est le patron et nous sert des soli plus que plaisants qui donnent au morceau l'ultime touche qui en fait un incontournable dans l'écoute de l'album, un morceau qui transportera l'auditeur et qui se démarque par la sensibilité qu'il dégage. Shots Fired vient clôre l'album avec cette énergie qui fera headbanguer une dernière fois l'auditeur avec son riff du tonnerre malheureusement mal servi par un chant qui aurait mérité d'être plus rapide et plus proche de One Last Thrill.

Une fin malheureusement en demi-teinte, mais ce n'est pas totalement fini, il y a les Bonus Tracks. Le premier, Carolina, est à l'image de l'album. Y'a du bon et du moins bon, inspiré pour les refrains et le solo mais malheureusement presque ennuyant en ce qui concerne les couplets. Il reste néanmoins très plaisant à écouter et plaira sans aucun doute à beaucoup de monde. Le second et dernier titre bonus, Crazy Life, est son inverse complète... Tandis qu'on ne s'étonne pas de la place de Carolina en bonus, on se demande ce qui a pris Slash pour laisser Crazy Life à cette place. Des riffs ultra plaisants, bourrés d'énergie pour un morceau qui aurait mérité sa place au sein de cet album. Myles y est plus convainquant que sur d'autres titres de l'album, tout comme la rythmique derrière qui fait un très bon boulot. Un titre qui aurait mérité une meilleure place et que je considère personnellement comme la vraie fin de ce Apocalyptic Love.

Un album sympathique servi par des perles ( Bad Rain, Halo, Far & Away, Anastasia ), par des bons morceaux ( You're A Lie, One Last Thrill, Hard & Fast ) mais également par des titres décevants donnant l'impression d'être là pour remplir une galette qui n'en avait pas forcément besoin ( We Will Roam, Standing In The Sun, Not For Me, Shots Fired ). Slash reste un grand compositeur et le prouve, ces chansons n'auraient pas du tout sonné de la même façon avec quelqu'un d'autre à la Lead Guitar. Apocalyptic Love est un bon album, proposant son lot de bons morceaux mais aussi ( malheureusement ) de mauvais qui ruinent un peu l'écoute, sinon très agréable, de ce qui semble être l'album d'un Slash décomplexé et heureux. Apocalyptic Love remplit son job mais ne cherche pas plus loin, ce qui est dommage.

7 juin 2012

NEWS: Un Running-Order interactif pour le HELLFEST


Le festival vient de mettre en ligne un Running-Order interactif très simple d'utilisation. Vous choisissez, vous cliquez et vous imprimez.

NEWS: De grandes précisions sur le prochain album de BLACK SABBATH !



Ozzy Osbourne vient de communiquer au sujet du prochain album de Black Sabbath. Quinze titres ont déjà été mis en boîte et la sortie de l'album ne serait plus si lointaine que ça. Quand le chanteur est questionné sur le nom que pourrait porter ce nouvel essai studio, il répond: " Je ne sais pas, " 2013 ", l'année prochaine, ça pourrait être une bonne piste pour le nom du prochain album. "

Enfin, l'information la plus surprenante ( et presque plaisante ) est celle donnée par Geezer Butler et Ozzy à propos des conditions dans lesquelles Rick Rubin (producteur de l'album) les a fait travailler: " Rick est arrivé dans le studio avec notre premier album en nous disant d'imaginer que nous nous trouvions en 1969, nous l'avons écouté dans cet état d'esprit. Par la suite, toujours dans cette même idée, il nous a simplement demandé: qu'allez vous faire après ? "

Voila des paroles qui promettent de belles choses...

" Nous nous sommes demandés où nous en serions aujourd'hui si la séparation n'avait pas eu lieu. " Ozzy Osbourne

NEWS: Session acoustique de KORITNI dans Pop Rock Station By Zegut diffusée le 13 Juin.


Je crois que tout est dans le titre. Comme rapporté précédemment ici, KORITNI a enregistré une session acoustique pour l'émission RTL2 Pop Rock Station By Zegut. Cet enregistrement sera diffusé à l'antenne le Mercredi 13 Juin prochain entre 22h et minuit.

Soyez à l'écoute ! ;)

NEWS: Nouvel album de Robert Cray, " Nothin' But Love '".


Sortie le 27 Août 2012
C’est donc le 27 août prochain que sortira – sur Provogue / Wagram - « Nothin But Love », le nouvel album studio de Robert Cray, produit par Kevin Shirley ( Joe Bonamassa, Aerosmith, The Black Crowes ).

 Les 10 titres qui constituent ce disque ont été écrits par les quatre membres Robert Cray Band : Robert Cray (chant /guitare), Jim Pugh (claviers), Richard Cousins (basse, co-fondateur du groupe) et Tony Braunagel (batterie). Des compositions impeccables, dotées de textes profonds et dont les mélodies oscillent entre blues, rock, soul et jazz.

 « Nothin But Love » a été enregistré en à peine plus de deux semaines, dans des conditions quasi live, aux Revolver Studios de Los Angeles, sous la houlette de Kevin Shirley dont ne présente plus les immenses compétences de producteur.

 

 Depuis la sortie en 1986 de l’album « Strong Persuader », Robert Cray est considéré comme l'une référence majeure du blues moderne. Il est également connu pour avoir enregistré et joué avec des artistes tels qu’Eric Clapton, Stevie Ray Vaughan, Bonnie Raitt ou John Lee Hooker. Il a remporté cinq Grammy et a récemment été introduit au Blues Hall of Fame. Agé de 57 ans il devient ainsi le plus jeune musicien à avoir reçu un tel honneur.

6 juin 2012

NEWS: Premiers noms et premiers horaires pour le stand Dédicaces du HELLFEST

Retrouvez le premier jet du planning prévu pour le stand Dédicaces au HELLFEST. Premiers horaires, premiers noms, accessible en cliquant ici.




ATTENTION, le planning sera surement amené à être modifié, consultez le donc souvent afin de voir les ajouts et les possibles changements.

LIVE-REPORT: NANCY ON THE ROCKS @ Zénith de Nancy, 2 Juin 2012



Évènement en Lorraine: en effet, le festival Nancy on the Rocks est le premier festival Rock qui tient la barre assez haute. A la vue du flyer ci-contre, on est en droit de se dire que ça doit valoir le coup, c'est pas tous les mois qu'on peut avoir Koritni, le Pat McManus Band, Gamma Ray et Scorpions le même jour et à un prix vachement avantageux (45,10 € en fosse).


Un festival comme celui-ci est aussi l'occasion de découvrir de nouvelles sonorités. Pat O'May et Stan Skibby ont particulièrement égayés ma curiosité durant cette journée au Zenith de Nancy.






Arrivé à 13h15 avec un ami sur le site où les files pour l'entrée étaient déjà assez conséquentes, force est de constater que les générations passées et actuelles se côtoient sous la même bannière: celle du Rock. Ribambelles de tee-shirts (AC/DC, Iron Maiden, Scorpions évidemment, Judas Priest pour ma part...), de patchs, de cheveux longs, de bières et de bonne humeur, comme l'a dit mon pote: "Là, on est chez nous !" . Quelques minutes après, les portes s'ouvraient et l'entrée dans le sein du Zénith s'est fait rapidement et sans aucun souci. C'est un des points forts de ce festival: l'organisation était très bonne. Quoiqu'il en soit, à l'ouverture, c'étaient les buvettes et autres stands de sandwichs qui avaient la côte. Moi, je me suis directement tourné vers le groupe d'ouverture...


VINTAGE VENDETTA 


Comment définir VINTAGE VENDETTA (un groupe local, attention) en toute honnêteté ? A part "cinq bon gars qui envoient la purée et les saucisses dans la tronche du mec d'en face", franchement je ne vois pas. On reconnaît facilement ces accords magiques qui nous bercent depuis des décennies, une énergie sur scène qui fait plaisir à voir (mention spéciale au chanteur qui m'a fait pensé quelques fois à Joel O'Keeffe d'Airbourne mais sans guitare...) et une cohésion parfaite au sein du combo. Rien n'était à jeter dans leur set d'une demie heure: les solos, le chant, la rythmique, la basse, la batterie, tout y était. Il est important d'ajouter que leur participation au Nancy on the Rocks était assez particulière: c'est grâce au plébiscite des internautes que ces cinq foufous ont pu fouler la seconde scène située sur le parvis et donner le point de départ à plus d'une demi journée de décibels. Vous pouvez retrouver sur la Toile ce qu'ils font et à mon avis, vous ne serez certainement pas déçus. Avec une entame pareille, cette journée s'annonçait donc sous les meilleures hospices.


CRYSTAL BREED


Les membres de Vintage Vendetta commencent à ranger leur matos, des roadies et des personnes de l'organisation aident à installer celui des Allemands de CRYSTAL BREED. Claviers, guitare, basse, batterie, tel est le programme. Nous changeons complètement de registre: ce que nous avait proposé Vintage Vendetta était un concentré de Hard pur et dur sous sa forme la plus sauvage, Crystal Breed joue plus dans une catégorie expérimentale où les arrangements et la virtuosité ont la part belle. Virtuosité démontrée par le chanteur également guitariste ressemblant étrangement à David Ellefson de Megadeth et le claviériste lui aussi chanteur dont les solos m'ont personnellement fait un bel effet. On avait quand même un peu de mal à discerner les voix. La basse et la batterie étaient un peu trop en avant bien que remplissant leur rôles comme il fallait... Les deux leaders ne sont pas des manches et pour preuve, ils ont déjà tourné avec ULI JON ROTH... Tiens tiens, comme c'est bizarre... Il n'empêche que c'était la première fois que Crystal Breed venait jouer en France, et que ça valait bien le coup !


PAT O'MAY


Ne connaissant point l'oeuvre de PAT O'MAY, je m'en remet donc à mon compagnon qui me dit que c'est "un sacré guitariste" et qu'il est Français d'origine Irlandaise. J'attendais donc de voir ça. Et en effet, c'est un très bon guitariste et qui en prime bouge beaucoup sur scène. Son groupe transpire la bonne humeur, on a eu le droit à des vannes, des sourires (j'aurais du prendre en photo celui que m'a fait Pat, il était collector !) et tout ce qui s'en suit. Pat O'May est évidemment le pilier des compositions typées Hard lorgnant vers le Heavy Metal dans lesquelles nous retrouverons effectivement des éléments de la musique celtique et où il assure également le chant. Vraiment une très belle surprise mais j'étais bien loin de savoir que d'autres claques allait m'attendre durant ce festival. 


STAN SKIBBY


Ensuite, c'est STAN SKIBBY qui a pris le relais. Proposant avec grande fidélité et ceci en a étonné plus d'un des titres de Jimi Hendrix (c'était un Tribute), on a eu vite fait à se demander si ce mec était sa réincarnation. Hey Joe, Voodoo Child and Co étaient au rendez-vous et nous avons pu remarquer que la foule commençait à devenir plus consistante si vous voyez ce que je veux dire car c'était autre chose qui nous attendait juste après...




Voilà le premier groupe de ceux que je voulais voir en priorité: KORITNI. La foule s'était encore faite un peu plus grosse pour le groupe Australien (et encore ce n'était pas non plus énorme énorme, bon nombre de personnes s'étaient massées devant les portes de l'amphithéâtre du Zénith depuis 13h30). Lex Koritni et le reste de la troupe ont interprétés avec panache et justesse des titres comme 155 ou Red Light Joint qui mettaient à l'honneur l'énergie que le groupe a à revendre. Oui d'un coup, nous étions passé au niveau supérieur. Better Off Dead, le second single du nouvel album intitulé Welcome to the Crossroads (que je recommande fortement) a lui aussi été joué de façon magistrale. Koritni a délivré environ 40-50 minutes de pur Rock sans concessions et qui ne m'a vraiment pas déçu. Pour info ou tout simplement pour les retardataires, ils seront ce 8 juin à Chambéry, le 11 à Toulouse et bien sur le 16 au HELLFEST et croyez moi, vous avez tout à y gagner en allant les voir. Koritni était le dernier groupe à se produire sur la seconde scène. Il fallait donc rejoindre l'amphithéâtre en lui même qui allait être le lieu d'une nuit Rock 'n' Roll.





Une demie heure voire un tout petit peu plus après l'ouverture des accès à l'amphithéâtre, c'est le PAT MCMANUS BAND qui a "inauguré" la Mainstage (on va l'appeler comme ça) pour cette première édition. Show d'une grande classe dont Pat McManus himself (ex-guitariste du groupe Mama's Boys, précisons le) y est pour beaucoup, nous n'avons pas eu le droit à des moments "faiblards". Les deux premiers titres, Danger Zone et Ready to Rock, ont mis tout le monde d'accord avec notamment des solos de folie dont le public a particulièrement apprécié et a surtout promptement réagi. Un autre moment m'a fortement marqué, c'est la chanson Belfast Boy, dédiée à Gary Moore disparu l'an dernier. McManus nous a aussi montré durant quelques instants ses talents de violoniste ce qui m'a littéralement foutu sur le cul. Mention spéciale au bassiste qui n'hésitait pas à faire participer le public et le batteur dont le bonheur d'être sur cette scène se reflétait sur son visage. A noter que le son de la basse et de la batterie (plus particulièrement la grosse caisse) étaient très puissants. Qui a dit un peu trop ?






La configuration de la Mainstage pour KARELIA avec l'artwork de leur dernier album en date, Golden Decadence, paru en 2011 avance, l'occasion pour moi de me remémorer des souvenirs : ayant déjà fait l'expérience en première partie de Scorpions au Galaxie d'Amnéville en octobre 2010, je dois dire qu'ils m'ont comment dire... gonflé. Peut être que cette fois-ci était le déclic, qui sait ? Et bien non, je me suis vite ennuyé bien que leur prestation très professionnelle et énergique ait été irréprochable. Leur musique ne m'intéresse pas, ça ne m'avait déjà pas plu il y a deux ans. On ne se refait pas. Mais un sacré "rayon de soleil" est arrivé: Lex Koritni est monté on stage avec les Alsaciens pour un titre bien agréable et ça... je l'attendais vraiment pas. Lex est parti et le niveau de Karelia m'a refait tomber dans un ennui qui s'était dissipé l'espace de deux minutes. Je trouvais le temps long mais je savais qu'après, j'allais être aux anges. Il faut préciser que cette date constituait la dernière pour Karelia en tant que première partie de Scorpions, première partie qui durait depuis 4 ans.





Plus les minutes passaient, plus la pression montait. L'illustration de To the Metal! ornait la scène, la batterie de Dan Zimmermann était prête, GAMMA RAY allait arriver. Et là, Kai Hansen monte les escaliers, c'est parti ! Le son était vraiment lourd, les basses étant un peu trop mises en avant et j'ai personnellement eu du mal à entendre la guitare de Hansen et celle de Henjo Richter, le second guitariste. Par contre derrière... ça arrachait sec. Le quatuor a interprété sans encombres des titres tels que Rebellion in Dreamland, To the Metal, Send Me a Sign ou encore le classique d'Helloween I Want Out, écrit et composé par Kai Hansen avant de quitter la formation en 1989 et de fonder Gamma Ray. J'ai été totalement pris au dépourvu quand ils ont annoncé la chanson Heaven Can Wait qui est ma préférée et qu'ils n'ont surtout pas joué depuis un bail. Une très grosse claque ! Ce que j'attendais le plus de cette journée venait de s'achever, j'étais sur une autre planète avec un immense sourire. Mais il fallait que je redescende vite sur Terre car le clou du spectacle allait frapper ou plutôt piquer.





SCORPIONS était donc, comme vous l'avez très certainement remarqué, la tête d'affiche de cette première édition de Nancy on the Rocks. Étant plutôt en froid avec le groupe ces derniers temps ("Never Ending Tour" et le fameux Comeblack que je considère comme une grosse blague), les membres avaient encore une chance de se rattraper à mes yeux. Et cette chance, ils l'ont prise. Toujours cette même intro montrant des images de l'US Festival '83 avant de laisser place à l'opener Sting in the Tail qui ne m'a jamais fait un grand effet en live. Mais plusieurs choses m'ont sauté aux yeux et aux oreilles: Klaus Meine semblait avoir retrouvé une bonne énergie, Matthias Jabs n'hésitait pas aller au contact des fans, Rudolf Schenker faisait le boulot  mais Pawel Maciwoda et James Kottak ne me laissaient pas du tout confiant pour la suite. Ce dernier était presque affalé sur son kit, le regard vide, comme si il était d'ailleurs "vidé" ou plutôt... torché. Il avait beaucoup de mal à tenir la cadence, son jeu avait très peu de punch et il a foiré pas mal de coups de cymbales. Du grand n'importe quoi. Lui qui incarne la touche de folie dans le groupe, cette fois-ci il ressemblait plus à un gosse auquel on lui aurait refusé un sachet de bonbons. Même son solo était très peu inspiré et manquait franchement de pêche. Quelque chose ne tournait pas rond mais alors pas du tout.

La setlist a tapé dans le classique mais c'était sans compter sur Is There Anybody There? et ses accents presque Reggae, l'interprétation avec Uli Jon Roth de We'll Burn the Sky et la ré-inclusion que je qualifierais de miraculeuse du brûlot Hit Between the Eyes durant la seconde partie du gig à la place de Dynamite. Le public a été très réceptif et spontané sur des titres comme Send Me an Angel, Holiday ou encore le mythique et inusable Blackout. Avant le gros Big City Nights, Jabs a exécuté son habituel solo appelé Six String Sting qui s'est plus résumé pour moi à de la grosse, je m'excuse d'avance pour le terme, branlette de manche. A moins que le terme de succession ultra-rapide et incohérente de notes soit plus approprié... C'est le seul reproche que je peux lui faire sur cette soirée et je suis honnête à 100%. Le groupe a ensuite fait le coup du "Thank you, good night !" avant de revenir devant nous pour la triplette de fin: Wind of Change, Still Loving You qui remporte toujours un excellent succès dans notre Douce France et enfin Rock You Like a Hurricane qui fait comprendre qu'à la base, nous sommes venus pour du Rock et du vrai. Les cinq membres quittent la scène après avoir lancé une multitude de baguettes et de médiators. Leur prestation a été d'un bon niveau sans être non plus étincelante, James Kottak y est pour beaucoup. Certains commencent à quitter les lieux or le ULI JON ROTH BAND commence à installer son matériel alors que le staff de Scorpions commence à enlever des éléments de la scène.

Ceux qui étaient présents dès le début de l'après-midi n'ont pas eu de mal à reconnaître le guitariste/chanteur et le claviériste de Crystal Breed. Dans premier temps, le Uli Jon Roth Band nous a joué des reprises de titres de Jimi Hendrix avant de voir débarquer Herman Rarebell (la batteur de Scorpions durant les années fastes) pour reprendre des titres d'époque de leur ancienne formation: Sails of Charon et In Trance. Un autre ex-batteur de Scorpions est également monté sur scène pour jouer Polar Nights, Rudy Lenners. Quant à Michael Schenker, il n'est pas venu. Pourquoi, ça...

Avoir vu Lex Koritni partager la scène avec Karelia l'espace de deux minutes, avoir vu Gamma Ray jouer Heaven Can Wait enfin vu Gamma Ray tout court. Avoir entendu Hit Between the Eyes en live etc... Toutes ces choses resteront des souvenirs impérissables dans ma tête. Comme je l'ai déjà dit au début de ce Live-Report, l'organisation était très bonne. De belles découvertes étaient au rendez-vous , je suis donc reparti avec une grande satisfaction, celle de ne pas avoir été déçu tout du moins sur le plan musical. Les affiches étaient à la limite (pourquoi limite en fait ?) d'être de la publicité mensongère: on promettait de la "réunion de famille", des guests et tout le tintouin mais au final, c'était chacun son set, chacun pour sa trombine. J'aurais du m'en douter avant, une personne de l'organisation a eu l'amabilité de nous annoncer que le groupe d'Uli Jon Roth composé d'anciens membres sera balancé après Scorpions. Michael Schenker avait certainement senti le coup fourré... Une excellente journée quand même mais cette histoire d'inversement de passage, d'affiches pas très très nettes en fin de compte me reste en travers de la gorge. En tout cas, ça fait polémique et à mon humble avis, Nancy on the Rocks ferait mieux de se méfier des retombées...

EDIT: Un article issu de Radio Metal a éclairci certains points notamment sur Scorpions durant ce festival. Attention, c'est violent... Cliquez ICI.






NEWS: Brian Johnson parle d'une nouvelle tournée et d'un nouvel album pour AC/DC.

Interviewé par une radio Américaine le 5 Juin, Brian Johnson a déclaré devoir rencontrer les frères Young ( ndlr: Malcolm & Angus, respectivement Rhythm & Lead Guitar du groupe ) à Londres d'ici quelques semaines afin de parler et pourquoi pas travailler sur le nouvel album du groupe qui je le rappelle ne sera pas enregistré cette année. AC/DC semble se remettre dans la course petit à petit.


Le chanteur a également été questionné sur une possible future tournée du groupe: " Vous savez, je ne pense pas que la prochaine tournée devra être vue comme la dernière. Ça a duré deux ans la dernière fois, c'était dingue. On était tout simplement cannés à la fin, il a fallu trois semaines pour se remettre complètement. Mais c'était génial et très bon pour des gars de notre âge de voir que l'on peut remplir des salles, faire venir autant de monde, toutes les générations. Des gamins de 7-8 ans étaient là, c'était hallucinant. "

Bon, au moins, ils ont l'air d'aller bien.